(BFM Bourse) - L'indice parisien a achevé la séance de ce vendredi sur un repli modéré. Ce alors que les créations de postes aux États-Unis restent difficiles à analyser et que Téhéran accuse Washington d'avoir violé de façon flagrante le cessez-le-feu.
La Bourse de Paris termine la semaine sur une mauvaise note. Son indice phare, le CAC 40 a abandonné 1,09% à 8.112,57 points, ce vendredi 8 mai. En rythme hebdomadaire, le grand baromètre de la place parisienne a perdu 0,03%.
Les investisseurs ont pris connaissance du rapport sur l'emploi américain pour le mois d'avril. In fine, les États-Unis ont créé 115.000 postes sur le quatrième mois de 2026, plus du double du chiffre attendu par les économistes interrogés par le Wall Street Journal (55.000 unités), tandis que le taux de chômage est, lui, resté stable à 4,3%.
Pour autant, Bastien Drut, de CPR AM, juge que ce rapport s'avère "très mitigé". "Ce rapport sur l’emploi est déroutant: l’enquête auprès des entreprises tend à montrer une stabilisation (davantage de créations d’emplois en dehors de la santé) mais l’enquête auprès des ménages est mauvaise (quatrième mois consécutif de baisse du nombre de personnes se disant employées et hausse du taux de sous-emploi)", développe l'économiste.
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Air France-KLM recule une nouvelle fois
"Le fait que le doute soit permis sur la direction du marché du travail est un argument pour que la Fed (la Réserve fédérale américaine, NDLR) campe sur son statu quo un bon moment", conclut-il.
Le marché a par ailleurs été décontenancé par les dernières informations liées au conflit en Iran. "Bien que le cessez-le-feu entre les États-Unis et l'Iran soit officiellement toujours en vigueur, un échange de tirs dans le détroit d'Ormuz a contribué à anéantir une partie de l'espoir qu'un accord entre les deux parties soit imminent", résume Russ Mould d'AJ Bell.
Ce vendredi, le ministère iranien des Affaires étrangères a accusé les États-Unis de "violation flagrante du droit internationale et du cessez-le feu".
Washington avait plus tôt indiqué avoir "ciblé des installations militaires iraniennes" jeudi après que plusieurs navires américains ont été attaqués dans le détroit d'Ormuz. Le président Donald Trump a toutefois assuré que la trêve en vigueur depuis un mois tenait toujours.
À la suite de ces informations, le pétrole progresse un peu. Le contrat de juillet sur le Brent de mer du Nord prend 1,6% à 101,66 dollars le baril tandis que celui de juin sur le WTI coté à New York avance de 1,1% à 95,85 dollars le baril.
Du côté des valeurs, le regain de tension en Iran a pénalisé une nouvelle fois Air France-KLM qui a reculé de 3,9%.
Stellantis, l'une des rares hausses du CAC 40, a pris 1,84% après avoir annoncé un renforcement de son partenariat avec le chinois Leapmotor. Ce qui passera par la production d'un nouveau SUV Opel qui sera conçu à partir de composants utilisés par la coentreprise entre les deux sociétés.
Totalenergies a repris 0,7% une progression en ligne avec la hausse des cours du pétroel. Des achats communs seront effectués et des futurs produits Leapmotor seront fabriqués sur le site de Madrid de Stellantis à compter de 2028.
Sur les changes, l'euro prend 0,5% face au dollar à 1,1778 dollar.
